Le Houx

Les promenades en pleine nature, il n’y a pas mieux pour se ressourcer et profiter pleinement de ce merveilleux soleil. Et lorsque l’on peut partager ce moment avec son âme soeur ça n’a pas prix. C’est d’ailleurs à lui que je dois cet article !

Alors que l’on se promenait dans les bois, nous sommes passés à côté de ce petit arbre plutôt connu pour orner nos tables à Noël que pour ce à quoi il pourrait réellement nous servir.

« On peut faire quoi avec du houx? »

Ah tiens, très bonne question .. J’avais plus ou moins lu certaines choses çà et là mais je n’étais pas en mesure de lui donner une réponse claire et précise. « Eh bien tu as le sujet de ton nouvel article ! »

Et nous voilà donc sur le pourquoi du comment je me retrouve à écrire cet article 😉 Alors on se met au travail ma petite Natur’Arduinna et on fait des recherches !

L’ESPÈCE LA PLUS REPRÉSENTATIVE : ILEX AQUIFOLIUM

Le houx (ilex aquifolium) appartient à la famille des aquifoliacées. Il en existe une centaine de variétés (le maté fait également partie de la famille des ilex) ! C’est une espèce que l’on trouve très souvent dans les sous-bois et que l’on affectionne souvent pour son côté ornemental (franchement si vous avez pu passer au travers des designs et autres décorations de Noël sans y croiser du houx, c’est que vous vivez au fin fond des bois coupés de toute civilisation, et je vous envie ! Haha !).

Symbole de l’immortalité, de l’insensibilité ou encore du diable, nombreuses sont les cultures et les croyances qui ont accordé une certaine importance à cet arbre, des druides aux chrétiens en passant par les romains. On le cultivait également pour fabriquer certains outils et on travaillait son bois en lutherie par exemple.

Les principaux composants du houx sont l’ilicine et la théobromine. Oui, oui, je sais, je n’arrête pas de dire que j’écrirai des articles sans termes farfelu auxquels on ne comprend rien mais parfois il faut appeler un chat « un chat ». Ne vous en faites pas je vous explique juste après, c’est promis !

LES BIENFAITS DU HOUX.

Eh oui, ça ne sert pas qu’à faire joli sur la table ! On utilise principalement les feuilles et l’écorce du houx, les baies étant à éviter car très toxiques, notamment chez l’enfant.

Les feuilles de houx sont de bons antispasmodiques, diurétiques et laxatifs. On les conseillait fréquemment pour lutter contre les rhumatismes , les coliques, les fièvres et l’atonie gastrique (fatigue de l’estomac dont les contractions sont très affaiblies). Un herbier anglo-saxon très ancien, le Lacnunga, préconisait de faire bouillir l’écorce de houx dans du lait de chèvre pour soulager la gène respiratoire.

Je parlais de l’ilicine un peu plus haut, eh bien sachez que c’est un principe actif que l’on retrouve dans les feuilles du houx et qui sert à lutter contre la fièvre. On pourrait le rapprocher un peu de la quinine, un peu plus connue, et on doit les premières décoctions de houx au pharmacien Deschamps. La théobromine quant à elle, sert à soigner l’asthme.

En ce qui concerne l’écorce, on se servait de la seconde écorce pour faire mûrir les furoncles et les abcès.

UTILISATIONS ET PRÉCAUTIONS

Des décoctions de feuilles et d’écorces ou alors du vin de houx sont en général les formes sous lesquelles le houx est préconisé.

En raison de sa teneur en acide caféique (une espèce particulière de tanin), il n’est pas recommandé de consommer le houx pendant les repas en raison de l’action des tanins sur l’assimilation des aliments. Si vous avez lu l’article sur les aliments d’origine végétale riches en fer vous vous rappelez sûrement que consommer du thé ou du café juste après ou pendant un repas altérait l’assimilation du fer.

Attention ! Le houx n’est à utiliser que sous contrôle médical !

Sources : Larousse des Plantes Médicinales, Wikipédia, …

Photo : http://www.depositphotos.com

Elise

Eco-Praticienne Holistique Ecothérapie - Naturopathie - Hypnose & Développement Personnel

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